Sunday, June 04, 2006

24.233 visitantes con un cadáver bajo el brazo

Según último informe de Mediametrie sobre las tendencias de la blogosfera francesa, el blog de Juan Asensio, Stalker, Dissection du cadavre de la littérature [Del Infierno a la Zone solo hay un paso], ha conseguido 24.233 visitas y 38.363 páginas vistas, entre el 15 de abril y el 14 de mayo pasados. ¿Hay quien de más, hablando de Bernanos, Sábato, Steiner, Stevenson, Karl Kraus, etc., etc.? Avanti, Juan..!!!

3 Comments:

Blogger El llibreter said...

Hace unas semanas que encargué su libro. La francophonie haría bien mejorando la distribución —y, por lo tanto, exportación— de los libros, en lugar de entretenerse con las Grandes Palabras.

Saludos

7:49 AM  
Blogger Juan Pedro Quiñonero said...

La cosa es mucho más grave de lo que pudiera parecer..
Juan publicó hace un mes un nuevo libro de ensayos. De entrada, su editorial lo envió a mi dirección de hace once meses. Cuando él advirtió el fallo, le dijeron que me lo reenviaban en cuanto ellos lo recibieran devuelto. Hace dos meses que el libro anda navegando por esa tela de araña kafkiana.
Saludos..

Q.-

8:04 AM  
Blogger Raphaël Zacharie de Izarra said...

PROPOS D'UN JALOUX JOLIMENT "PLUMé", NOBLEMENT NOMMé, MéCHAMMENT INSPIRé

Les auteurs universels tels que Hugo, Homère ou Pascal n'avaient intrinsèquement rien de plus que le premier quidam venu. Asensio se leurre, en croyant voir en Steiner une espèce de demi dieu parmi les hommes. Médiocres ou brillants, les auteurs ne sont que des sauteurs à la perche juste un peu plus doués que les autres dans le domaine du sport. Ils essaient seulement d'approcher au plus près de la barre que personne n'a jamais pu atteindre depuis le déluge. Et cela est pitoyable et misérable, attendu que n'importe quel quidam, avant le déluge, dépassait allégrement la barre fatidique du génie.

Le bel Asensio, ne nous y trompons pas, est une sorte d'esthète perverti. C'est un esprit fin s'accommodant sans problème d'une sensibilité moins subtile. Il a le goût de la grossièreté, cela ne signifie pas pour autant qu'il n'a point de jugement adroit. Il est cynique, et je crois qu'il ne s'aime pas à force de nous montrer qu'il s'aime si démesurément. Il se complaît dans sa fange dorée : son cynisme, c'est son intime refuge. Je crois qu'il est désabusé, blasé de tout, mais cela ne l'empêche nullement d'être très confiant dans sa propre personne.

Il mise tout sur lui, et rien que sur lui. Il s'afflige face à la misère intellectuelle (toute relative) des autres, mais se console bien vite devant le reflet "ASENSIOnnel" que lui renvoie son cher miroir. C'est une sorte de misanthrope qui arrive cependant à donner du prix à un seul représentant de l'humanité : lui-même. C'est un grand narcissique.

Il n'est pas forcément mauvais, il est surtout égocentrique, satisfait de lui-même et de ses basses oeuvres steineriennes. Il aime se rouler dans la boue de sa vanité, se salir avec les ordinaires déjections de son esprit. Son humour hautement périssable est un feu d'artifice qui retombe bien vite en poussière pour former un vernis opaque tout autour de lui, qui lui fait une sinistre silhouette. L'albatros originel s'est assombrit depuis longtemps. Déchu mais demeuré superbe, Asensio est devenu une espèce de vautour. Mais à l'oeil vif et pétillant. D'ailleurs il n'y a que l'oeil d'aimable chez lui. Il sait voir le monde, il le perçoit avec finesse, mais il le déforme assez vite, tant est démesuré son orgueil. Il est trop empressé de déployer ses ailes noires et de planer au-dessus de ce monde pour mieux le noircir, l'obscurcir de son ombre gigantesque qui passe.

Raphaël Zacharie de Izarra
raphael.de-izarra@wanadoo.fr

4:27 PM  

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